La fin ....

 

 

 

Approches chretiennes

Benoit XVI

Gustave Martelet

relation entre la science et la religion

Hans Kung

 Etude de Georges Siguier

pasteur réformé

fin de ce monde

Georgette Blaquiere


Approches pentecotistes :


Approches Islams 

  Le "BIG BANG" 

 La Fin de l'Univers

 Coran et fin

 .L'ESCHATOLOGIE ISLAMIQUE

  L'Expansion de l'Univers

 La Vitesse de la Lumière 


approches scientifiques

02 - Mesurer l'espace

03 - spectroscopie

04- Remonter le temps

05 - Evolution de l'univers

06 - paleontologie

07- Formation de l'univers

08-  Origine de la vie 

 09-Formation de l'homme

011-revolution de la pensée humaine

 012-Formation de la terre

013- Jaeger, étude

014 Molhen étude.


Le temps

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Livres 

 

Science et religion

Gustave Martelet

Le majeur

Ce changement concerne d'abord la religion. Si l'on croit que la réalité ne peut pas existersans l'impulsion de la créativité d'un Dieu qui rend créative elle-même la nature, alors,cette perspective nous oblige à immensifier le mystère de Dieu, comme l'a dit Teilhard deChardin.

L'homme religieux peut ainsi "éclore" dans une vision de Dieu plus profonde, plus ample,

plus souple, plus créative, plus libératrice. Cette vision de la nature a la beauté d'un opéra

mais elle peut aussi apporter les éléments tragiques d'un drame. Je me souviens d'un

opéra joué à la Scala de Milan à la fin des années 80, c'était Nabucco de Verdi. Le fameux

cantique des esclaves, d'une beauté à vous dechirer le coeur, a été bissé sous la direction

de Renato Mutti. Si vous aviez vu cet homme conduire l'orchestre, on avait le sentiment

qu'il était autant conduit que conducteur. Cet homme était dans une espèce d'extase, à la

fois de bonheur et de modestie. On aurait dit qu'il était tout seul à rêver son opéra. C'était

grâce à lui que l'orchestre jouait, et pourtant l'orchestre avait sa spontanéité. Cela m'a fait

penser à deux choses, je me suis dit: si les prêtres pouvaient dire la messe comme ce chef

d'orchestre conduit l'orchestre, alors il n'y aurait que des Chrétiens heureux ! Je me suis

dit également - si l'on veut comprendre la façon dont Dieu conduit l'univers, il faut le voir

comme un chef d'orchestre qui est à la fois conducteur et conduit. Mais Renato Mutti avait

un orchestre tout constitué, alors que l'univers est un orchestre qui se crée lui-même et qui

joue sans partition. Quant au chef il est invisible. Si l'on accepte de voir dans la nature cet

immense mouvement de genèse et de spontanéité, alors, il faut penser Dieu comme un

musicien et non comme un ingénieur. On voit tout de suite que l'acceptation des données

scientifiques provoque, du point de vue religieux, une transformation des représentations.

On ne peut plus voir Dieu comme un père, mais comme un poète et un musicien pour

autant qu'il y ait dans la création quelque chose qui relève de l'opéra. Mais nous verrons

aussi ce qu'il y a de tragique dans cet opéra, qui peut remettre en cause l'image de Dieu du

point de vue religieux. Du point de vue scientifique, il faut bien comprendre qu'oon ne

connaît la réalité qu'à travers un modèle. On était encore loin de cet aveux au XIXème

siècle, le grand chimiste Berthollet ne disait-il pas : "La science est au point, maintenant on

sait tout". Maintenant, les scientifiques savent très bien qu'ils ne touchent pas le fond des

choses même s'ils utilisent des outils mathématiques très complexes et s'ils font des

observations physiques de la réalité. Les scientifiques sont devenus modestes et ont

changé de mentalité. Trois chefs de modestie s'imposent à eux. Le premier est la

complémentarité des phénomènes. Par exemple - qu'est-ce que la lumière, une particule,

une onde, l'un ou l'autre ou bien l'un et l'autre La science accepte le paradoxe dans la

structure de la réalité. Le second est la probabilité. La science accepte l'absence de

déterminisme rigoureux et définitif. le troisième, c'est la flexibilité de la nature. Des

espèces apparaissent d'autres disparaissent. Ce jeu d'adaptations n'est pas "tout fait" à

l'avance. Grâce à ces concessions, le scientisme a reculé et il ne fait plus loi comme au

XIXème siècle. De même que la pensée religieuse a évolué depuis le XVIème siècle. Trois

types de problèmes sont venus à bout du scientisme. On s'est vu obligé de penser que le

monde actuel supposait un début et une fin. Autrement dit, la physique a reposé la

question de l'alpha et de l'oméga. Or, cette question est du ressort de l'empirisme et de la

métaphysique. Qu'est-ce que cet univers? Où va-t-il ? Pour approcher des réponses, la

science donne des modèles. Elle nous dira par exemple, qu'avec le Big Bang, l'alpha, une

concentration formidable d'énergie a explosé et a rendu possible la genèse du monde par

une décompression de cette énergie. La thermodynamique nous dit que le monde est un

système ouvert se refroidissant au fur et a mesure qu'il s'étend. On a même modélisé

l'univers à sa fin quand l'énergie deviendra inutilisable. La science conduit les

scientifiques d'aujourd'hui vers des problèmes-limites qui peuvent toucher au religieux,

du moment que les données scientifiques sont respectées.

 Entre l'alpha et l'oméga, il y a le lambda, c'est à dire l'homme. Jusqu'au XIXème siècle,

l'homme était considéré comme un spectateur de l'univers. La théorie de l'évolution et les

premières découvertes préhistoriques ont montré à l'homme qu'il était lui même un produit

de la nature. Et la science à son tour a posé la question de l'homme. On comprend

pourquoi elle a perdu sa suffisance hautaine face aux questions métaphysiques et

religieuses. Quant à ces dernières, elles doivent être traitées dans le respect des données

scientifiques. Dans cette évolution des mentalités scientifiques et religieuses, il reste

pourtant des points de friction, les voici exposés.

suite : 050-martelet.html

 

 

 

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