La fin est proche..

 

 

 

Approches chretiennes

Benoit XVI

Gustave Martelet

relation entre la science et la religion

Hans Kung

 Etude de Georges Siguier

pasteur réformé

fin de ce monde

Georgette Blaquiere


Approches pentecotistes :


Approches Islams 

  Le "BIG BANG" 

 La Fin de l'Univers

 Coran et fin

 .L'ESCHATOLOGIE ISLAMIQUE

  L'Expansion de l'Univers

 La Vitesse de la Lumière 


approches scientifiques

02 - Mesurer l'espace

03 - spectroscopie

04- Remonter le temps

05 - Evolution de l'univers

06 - paleontologie

07- Formation de l'univers

08-  Origine de la vie 

 09-Formation de l'homme

011-revolution de la pensée humaine

 012-Formation de la terre

013- Jaeger, étude

014 Molhen étude.


Le temps

Horloge du temps

Angoisse et peurs

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Livres 

 

 

 

Science et religion

( Gustave Martelet)


Le pouce

Le refus et le conflit peuvent être le mieux symbolisés par l'affaire Galilée. Cette affaire est

symptomatique du fait que la religion n'avait pas encore défini ses limites et que la science

n'avait pas encore fait ses preuves, même si elle avait l'avenir pour elle. A ce moment,

l'erreur de l'église a été triple. Elle a porté sur la Bible, sur la philosophie et sur la science.

D'abord, on avait pris la Bible pour un livre de science.

A cette époque, la Bible était pour la chrétienté ce que l'Iliade et l'Odyssée avaient été pour

l'Antiquité païenne classique. La Bible était le livre de science par excellence car l'autorité

spirituelle englobait absolument tous les domaines. La Bible est d'ailleurs toujours prise

dans ce sens littéral par les fondamentalistes qui sont restés créationnistes. Car cette erreur

du XVIème siècle, encore parfois commise de nos jours, a été de ne pas comprendre que

"la Bible ne dit pas comment va le ciel, mais comment on va au ciel". Cette réflexion tirée

d'une conversation entre Galilée et la reine de Suède reflète bien la méprise qui existait

dans les esprits, sauf pour quelques personnes éclairées. Ce n'est pas en matière

scientifique que la Bible est compétente et pertinente, mais en matière de Salut, de

préoccupations ultimes et de réponse a ces préoccupations ultimes. Prendre la Bible pour

un ouvrage de cosmographie est une erreur. Mais il ne faut pas tomber d'un extrême à

l'autre. Il y existe bien des notions de cosmographie: la description de la création en six

jours, qui , par la suite deviendront les jours de la Lune, de Mars, de Mercure, de Jupiter,

de Vénus, de Saturne, c'est à dire les jours de la semaine qui se termine avec le jour du

repos de Dieu. Cette description a donc de la valeur par rapport à la science du temps, mais

elle est l'affirmation spirituelle que le monde est créé. En fait, la Bible est un livre à deux

lectures. Il y a la lecture culturelle, correspondant à l'époque de l'écriture vers le V ème

siècle avant J-C. Et il y a la lecture spirituelle, fondée sur les représentations culturelles de

son temps, mais qui est le lieu des affirmations proprement religieuses sur le monde.

La deuxième erreur est philosophique. Au Moyen-Age et au XVIéme siècle, on a consacré

Aristote comme étant le philosophe par excellence. En effet, l'oeuvre, arrivée en Occident

par bribes grâce aux Musulmans, a pris une autorité considérable mais figée. On ne s'est

pas alors aperçu que la philosophie d'Aristote n'était qu'un élément de culture et que le

propre de la culture, c'est de se développer et d'évoluer. Une seul représentation de la

réalité n'était pas acceptable.

La troisième erreur a porté sur la science. Il n'a pas été compris que la science avait pour

tache de critiquer, d'approfondir, de vérifier et souvent de dépasser ces évidences

immédiates de nos sens. Par exemple, si l'héliocentrisme est depuis longtemps prouvé,

nous disons toujours que le soleil se couche ou se lève. Cela montre à quel point il nous

est difficile de dépasser des évidences sensorielles et nos perceptions immédiates. La

science ne consiste pas à justifier les évidences immédiates mais approfondit ces

évidences, les dépasse et parfois même les détruit. On a interdit à la science de jouer son

rôle. De là vient le conflit, l'enfermement de la religion dans le refus et le développement

du soupçon radical que la science va à l'encontre de la religion, traitant cette dernière

d'obscurantiste. Il est vrai que la religion a transgressé son domaine de compétence, mais

à l'inverse, la science risque de tourner au scientisme si elle s'arroge une compétence dans

des domaines qui ne sont pas les siens. Ainsi, en réaction à cette concertation entre la

religion et la philosophie, la science risque de se transformer en scientisme, c'est à dire,

n'admettre que la méthode scientifique pour approcher et connaître un phénomène. Par

exemple, l'art est une approche non scientifique du monde. Les plus anciens témoignages

de l'art remontent à 30 000 ans. Ces oeuvres du Paléolithique supérieur représentaient déjà

une certaine approche du monde, et ce qui valait il y a 30 000 ans vaut encore aujourd'hui.

Il est évident que l'église porte la responsabilité de ce conflit entre la science et la religion.

Elle aurait dû reconnaître plus tôt qu'elle n'était pas la seule instance de vérité. Autant elle a

autorité dans le domaine de la Révélation, autant elle doit admettre que l'homme ait en

lui-même la capacité de découvrir. Heureusement, ce conflit est maintenant presque

entièrement dépassé et le seul test qui permette d'affirmer qu'il n'existe plus est

l'acceptation du concept d'évolution. Peut-on comprendre la nature et son évolution tout

en gardant un sens religieux. Autrement dit, peut-on accepter que l'évolution soit la

modalité de la création ? Certains ne le peuvent pas, d'autres s'interrogent sur l'articulation

entre les deux concepts. Je pense que le grand résultat du dialogue entre la science et la

religion sera l'acceptation de la signification de l'évolution dans l'oeuvre créatrice de Dieu,

si toutefois on accepte que la nature implique un créateur.

Alors, voila, le pouce, c'est l'église qui fait opposition. Le pouce rend la main préhensile

pour tenir les choses. La religion doit aider à tenir les choses et non à les rejeter.

suite : 030-martelet.html

 

 

 

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